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Vendredi : vacances dans les nuages

La house française a connu un age d’or dans les années 90. Quand les dance-floor parisiens étaient sécoué par une poignée de DJ talentueux envoyant une électronique fraîche sans complexes sous influences de Detroit, Chicago, Bristol, Blue Note, Studio One ou Stax.

Parmi les labels les plus prolifiques et de qualité de cette époque, F Com a une belle part dans la promotion de la culture techno/house parmi les francais, aussi pour avoir emmener la révolution électronique française à travers le monde.

Voici un échantillon de la musique dont on parle.

Une acid-techno soulful,No Work Today de Nuages (aka Ludovic Navarre et Shazz - 1994), élévation tranquille vers les nuages, une saveur techno ancienne école réhaussée par des claviers funky, traversée de bruits de l’espace, des notes d’un vieux saxophone…

Une espèce d’appel à de la nature ou d’un ciel enluminée.

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(Source: delimusic)

Mardi : des cordes font de la pop, puis la pop fait du hip-hop…

Que les addicts de Danger Mouse se réjouissent : voici la matière première dont il a coutume d’abuser, que cela soit avec Gorillaz ou plus récemment avec MF Doom sur l’album The Mouse And The Mask sous le pseudo DangerMouse.

Pour cet album avec le rappeur masqué MF Doom, Danger Mouse rends hommage à un sample presque pas retouché d’une composition musicale pour l’image, un sample de pop, (pôpôpô po comme dirait Joey), ecrit par Don Harper, compositeur prolifique quand on parle de donner du son à des images pur la TV notamment.

Aujourd’hui c’est l’original qu’on se paye sans cut, brut pour le plaisir du titre lui-même, la batterie incisive, les cordes cacophonie chantante, ligne de basse bavarde, que le travail de Danger Mouse n’a fait que sublimer à des oreilles non-averties.

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Tuesday: strings go pop then pop goes hip-hop

Danger Mouse addicts, let’s rejoice on some raw material he abused, either with Gorillaz or lately with MF Doom on a 2005 release entilted The Mouse And The Mask.

For this collaboration with the masked rapper MF Doom, the mighty mouse pay a tribute with this almost untouched sample of a musical composition originaly written to illustrate TV. 

A pop tune, composed by Ron Harper, a prolific producer when dealing with scores that should fit on TV programs.

Today, we’re sharing this original, no-cuts, raw pleasure within this instrumental, incisive drums, melodic cacophony of the strings, talkative bass line, transcended by DangerMouse’s works, revealing to our insatiable music lovers ears some beauty we could have missed.

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Lundi : explosif

Allez on se fait encore une délicieuse tranche de l’album de TM Juke, DJ et compositeur, avec le percussionniste Jack Baker Trio, un seul homme donc.

On pourrait attribuer ce titre à Antibalas ou aux Daktaris : une guitare cocote tranquillement, un signe qu’on reconnait comme du funk africain, puis un silence, total calme avant la tempete… un combat de saxs et embouchures reprends le thême, partout ça explose, le tout raidi et séché par une caisse claire precise et une grosse caisse fidèle, une texture propre à la musique de rue.

Un enregistrement qui a su garder la brutalité du jeu si facile à manifester sur scène ou en impor et si subtile à reproduire cernés par les murs d’un studio d’enregistrement.

Ce titre est extrait d’un album totalement dévoué aux musiques de rues : du Brésil, d’Amérique du Sud, en passant par les block-party new-yorkaise des 80’s, la  D.C. gogo de Washington ou le mardi-gras de la Nouvelle-Orléans, dont on déjà partagé ensemble, ici meme, les plaisirs.

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Monday : explosive

Hey music lover.

Let’s do it again, let’s enjoy an other piece of DJ, composer TM Juke and percusionnist Jack Baker Trio. 

Antibalas or The Daktaris could have done something like this track: begin with a  guitar and wood-block minimal intro, an afro-soul gesture, then comes a short calm before the hurricanne… a titan’s fight, saxophones versus brass arguing over the main theme, explosions everywhere, straighten by dry, precise snare and faithfull kick coming out from some carnival.

The recording has managed to keep this roughness that comes out easy on stage or during impros but still is very difficult to reproduce within recording studio walls.

This is an extract from their collaboration named Boto And The Second Liners, an album devoted to street musics: from Brazil or South America, through New-York 80’s block parties, D.C. Gogo sound.

Also check out the New Orleans’ Mardi-Gras inspired song we already enjoyed together.

Enjoy, please do.

Vendredi : hAir

Des Pink Floyd ce titre retiendra les roulements au ralenti et la lassitude de la batterie, mais aussi un peu de ce goût pour les grandes nappes de clavier dont l’objectif est clairement de nous parler nostalgie, et tristesse.

De cette même désillusion qui va mener sept jeunes sœurs à se suicider tout au long du film dont ce morceau est un extrait de la bande originale, The Virgin Suicides.

Air, duo francais de producteur et compositeur, ont abouti avec maitrise dans ce disque leur heritage musical des 70’s, du psychedelic rock à Melody Nelson de Gainsbourg en passant par l’influence de compositeur pour le cinéma comme Ennio Morricone.

On entre dans le titre en glissant sur le vibraphone et de là on se promène dans un décor dessiné par Mucha, des chevelures qui finissent en flore, des silhouettes lisses flottent parmi les souvenirs flous de l’enfance… et parfois un signe sombre nous rappelle au réel.

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Friday: hAir 

From the Pink Floyd this composition will keep the slow-motion snare’s roll and the lazyness of the drum pattern, also a taste for wide keyboard notes, without a doubt only here in order to talk about nostalgia, with sadness.

This kind of sadness that will drive seven young sisters to commit suicide during the movie which this song is extract from : The Virgin Suicides. (by Sofia Coppola - 2000)

Air, french producers duo, achieved to put on this original soundtrack big chunks of their musical legacy from the 70’s, from psychedelic rock to Serge Gainsbourg’s Melody Nelson, thru the influences of OST composer like Ennio Morricone.

We step into this track sliding on the vibraphone and from there start a walk into Mucha’s pictures, long thin hairs twirling into foliage , smooth curves floating into blurry memories from childhood… and sometimes a grim hint bring us back to reality.

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Jeudi : hip…pie-hop

On se taille une tranche de vibrations positives dans l’un des plus savoureux disque de l’âge d’or du rap.

Avant que meme  les majors transforment le génie des loulous de L.A. en méchant mais lucratif gangsta rap.

En 1989, sur la cote Est des Etats-Unis, berceau du hip-hop, trois emcee sortent un album qui arbore fièrement le peace symbol sur une couverture de fleurs colorées : De La Soul passe un message de paix dans le fil des philosophies de la Zulu Nation.

Au moment où les vides légaux permettaient une liberté de création sans limitation dans le choix des artistes ou des morceaux samplés.

Ainsi sur ce titre, Eye Know Better, DJ Prince Paul orchestre sans complexe et avec bien-veillance, entre autres le sifflet d‘Otis Redding ou la rythmique de Sly & Family Stone marquant son temps d’un rap fait de jazz comme on le retrouve chez A.T.C.Q ou Digable Planet.

Ici les flows des trois rappers de Long Island (NYC) sont colorés et tranquilles exhortent à l’amour et l’harmonie avec des mots à la personnalité à ce point inattendue à l’époque que depuis seul MF Doom peut prétendre égaler.

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Thursday: Hip…pie-hop

Let’s have a slice of positive vibes from one of the most delicious album of hip-hop golden ages.

Long time before majors records companies misrepresented some gifted “thugs” skills from L.A. into bad, but money-maker, Gansta Rap,.

In 1989, East coast side, nest of the hip-hop, three emcees release a LP, proudly showing the love symbol and colored flowers on its cover : De La Soul is a message of peace following the Zulu nation’s philosophy.

At the time when there was no requirement to obtain authorisation to sample famous singles…

So on this track, Eye know Better, Dj Prince Paul is the shameless conductor of, among others, Otis Redding’s whistle or Sly & The Family Stones drums characterizing the time with a jazz-rap alongside A.T.C.Q. or Digable Planet.

It’s about quite, colored and sensitive flow from the Long Island’s rappers, apology for love and harmony, with words that unexpected back in 1989, that only MF Doom lyrics can pretend to be as quirky.

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Mercredi : et la musique montait des rues…

Un album entier dévoué à la musique de parade : du carnaval brésilien ou d’amérique du sud, en passant par la block party new-yorkaise des 80’s, le son Gogo de D.C. ou bien sur le Mardi-gras de New-Orleans.

Ce disque est né en 2008 dans les cuisines de la bande du label Tru Thoughts, (Quantic, Nostalgia77, Zero DB…) quand TM Juke, compositeur, DJ et Jack Baker, percussionniste qu’on retrouve avec Bonobo, décident de partager leur experiences des dance-floor du monde apres les avoir écumés ensemble durant cinq ans.

L’extrait d’aujourd’hui se réclame des Second line  du Mardi-Gras de New Orleans. Le swing des claps à contre-temps, du gospel de la voix de Andreya Triana, le coeur battant de la grosse caisse, les roulements de la caisse claire, nous mettent immédiatement sous la chaleur humide de la big E-Z. à suivre en dansant ces “funerailles sans cadavre”.

Guitares et basses ne surprendront pas les amateurs Alice Russell dont TM Duke à produit et co-ecrit certains de ces titres plus acclamés.

Original et expérimental groove, ce titre, à l’image de tout l’album fait se retrouver des traditions de musique à danser, à emmener les foules pendant les liesses généralisées et folles d’un carnaval.

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Wednesday : I heard music in the streets

A complete album devoted to street music: from brazilian or south american’s carnivals, through New-York 80’s block parties, D.C. Gogo sound and making stop at New Orleans’ Mardi-Gras.

This release from 2008 sparked from Tru Thoughts label ovens (Quantic, Nostalgia77, Zero DB…) when DJ, composer TM Duke and Jack Baker, also percusionnist with Bonobo, start working over track aiming to share theirs experiences of a five years long worldwide dance-floors tour. 

Today’s pick rightfully claim to be a Second Line dancers track from New Orleans Mardi_Gras. The hand clapping swing, Andreya Triana gospel’s magic, the beating heart of the bass drum, snares rolls, will at once put one under wet heat of the big E-Z, dancing, following those“funerals without body”.

Bass and guitars will sure thrill Alice Russell fanatics as TM Juke co-write and produced some of her most acclaimed released.

Original, experimental groove, this track, as the whole album, is the meeting place of street music, dance music tradition that melt crowd into carnivals, street parties, collective crazyness and jubilation

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Mardi : theremins, harpe, envolée mystiques

Du féerique au mystique, entre-chats de jazz bop dans la noiceur de la Soul.

La sensibilité de Dorothy Ashby est profonde, elle étire l’espace, l’agrandit du bout de ses doigts galopant sur les cordes de sa harpe.

Comme Nina Simone, elle est femme dans le jazz masculin des 60’s, difficulté à laquelle s’ajoute son choix de faire de la harpe un instrument aussi puissant que  les cuivres ou la rythmique dans le bop.

Le défi est largement relevé, elle laisse des compositions et des chorus dont le hip-hop saura reconnaître l’attitude groove solide, portant avec Alice Coltrane, le flambeau de ce jazz spirituel et mystique dont on nourrit nos cœurs.

Soul vibration, le titre d’aujourd’hui, expose dès la première, et seule note syncopée de basse, sa couleur radicalement Soul et de suite un theremin écarte les dimensions, une aurora borealis s’illumine sur un groove imbattable… Ashby s’adonne à un long chorus plongée dans quelques retours d’acides du psychédélique…

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Tuesday: theremin, harp, groove mystics

From enchanting to mystic, jazz bop leaps into Soul music’s darkness. Dorothy Ashby sensitivity is deep, streches space, enlarges it with her fingertips galloping on her harp strings.

As Nina Simone, she’s a lady among masculine jazz of late 60’s, with this difficulty also comes her challenging choice to play harp like any bop instrument, as legitimate and powerful as horns or drums. 

She succeed, leaving choruses and compositions that hip-hop will respect and use for its solid groove attitude, and with Alice Coltrane, they carry the torch of the spirirtual and mystic jazz that feed our souls.

Soul Vibration, today’s track, immediatly disclose with the first, and only syncopated bass note, its straight Soul music mood, quickly followed by a theremin pushing aside dimensions, aurora borealis on an unbeatable groove,Ashby enjoys a long chorus drawn into  some psychedelica acids reflux…

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Lundi : espèce d’amours

C’est bien une ligne de basse posée et minimale inspirée A Tribe Called Quest, des trompettes à la Freddie Hubbard, un clavier chaud dont Roys Ayers pourrait se revendiquer… et la voix héritière légitime de la tradition Soul de Detroit, voici Dwele.

Dans les pas de Donny Hathaway ou Stevie Wonder, ce multi-instrumentiste joue de la trompette , du clavier, de la basse, mais surtout chante et compose une Soul dépoussièrée à laquelle il ajoute ses audaces trahi par ses gènes hip-hop.

Le titre d’aujourd’hui, Some Kinda, extrait de l’album du même nom (2005), parle d’amour, de celui d’un frère, d’un père aimant, que Dwele a perdu à l’age de dix ans, d’une mère qui donne la vie… de la musique comme bienfait de l’âme.

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Monday: some kinda loves


Indeed, a minimal and quite bass line, inspired by A Tribe Called Quest, actually, Freddie Hubbard trumpet’s touch, those warm keyboards notes could be labelled Roy Ayers too… and yes, the voice is a legitimate heir of Detroit’s Soul music, here’s Dwele.

Following Donny Hathaway or Stevie Wonder’s path, this multi-instrumental performs trumpet, keyboards, bass and what’s important, Dwele spread and write a dust-free Soul to which he add boldness, betrayed by his hip-hop DNA.

Today’s pick, Some Kinda from a 2005 release, is about love from a brother, a loving father, Dwele lost his when he was ten, about a mother giving and raising life… eventually about music as soul’s blessing.

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Vendredi : ni St Denis, ni Marseille, ni Sarcelles, jte rappelle, Mali

La voix de Al Peco est une tension, possédée, un débit simple suffit à scander ses mots sur un beat épuré, un basse à la personnalité  marquée hip-hop bien fat, pas de chi-chi, des arrangements précis et la puissance d’un MC de 20 ans.

Né dan l’Essone, Al Peco passe son enfance au Mali, où à 16 ans il fera partie des voix rap référence d’une jeunesse africaine, puis, depuis Toulouse des mix tapes et des collaborations l’amèneront à une sortie d’album en 2008.

Ce titre, c’est l’ouverture d’un concert où on va être enivré par le MC qui vient d’entrer en hurlant micro en main, pour nous faire suer, pour humidifier l’air de gestes et mots, allumer la foule d’un flow sans concession pendant que le DJ se joue de la musique au gré des pulsions de l’audience à coup de scratch ou de break…

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Friday : From Mali to Paris suburbs

Al Peco’s voice is a tension, possesed, a simple flow strong enough to claim words on a clean beat, a round bass with an thick hip-hop attitude, no fuss here, sharp music arrangements and the power of a twenty years old MC.

Born in Paris’ suburbs, Al Peco spent his childhood in Mali, at 16 yo, he’ll be one of youth african hip-hop voice, then from Toulouse in France he released mix-tapes and featuring that will eventually lead to a LP release in 2008.

This track, it’s the opening of a show where we’re about to be drunked by the MC that just entered shouting out, mic in the hand, to make us sweat, to moist the air with gestures and words… spark the crowd without compromising as the DJ is playing around  with scratches and breaks according to the audience pulses…

Enjoy